Description
Armorial des Communes du Département de la Moselle Metz
- 1951 – Tome I planche IV : D’or à la fasce de gueules chargée d’un renard passant d’argent, accompagnée en chef d’une croisette de gueules.
- Dans DURIVAL – T II p. 279 : D’or à la fasce de gueules, chargée d’un renard passant d’argent et en chef une croix latine de gueules.
Explications héraldiques
- Or, c’est le jaune. Il représente le soleil. Il symbolise l’intelligence, le prestige, la vertu, la grandeur et le jugement.
- Gueules est le rouge. Il représente la planète Mars. Il symbolise l’amour, le désir de servir sa patrie, la charité, la victoire et l’ardeur.
- Argent, c’est le blanc. Il représente la lune. Il symbolise la netteté, la sagesse, la droiture et la franchise.
- Fasce : c’est une partie délimitée par deux lignes horizontales occupant le tiers médian de l’écu lorsqu’elle est seule.
- Le chef est délimité par un trait horizontal et occupe le tiers supérieur de l’écu.
- Une croisette est une petite croix à branches égales.
- Une croix latine a la branche verticale plus longue que l’horizontale.
- Le renard est généralement représenté langué et la queue en panache, à la différence du loup qui a la queue sur les jarrets.
- Le renard est passant, c’est à dire qu’il marche vers dextre (vers la gauche quand on est en face), on voit les 4 pattes dont l’une levée.
À Bouzonville, il existe différentes représentations de la croix en chef et du renard.
On ne sait pas de quand date ce blason, on le suppose du 18e siècle.
La croisette fait référence à l’abbaye, origine historique de Bouzonville.
Le renard est sujet à plusieurs explications :
- une zone où les renards sont nombreux
- un lien avec le surnom en platt des Bouzonvillois : les Fuchs, rusés
- la légende du renard et des puces, voir le conte dans « L’Ondine de la Nied »
- une renarde (il est bien connu que les Bouzonvilloises sont plus rusées que leurs époux… )
Ceci dit, il est curieux que Bouzonville, fondée par les ducs de Lorraine n’ait pas dans son blason les armes de la Lorraine.



